Le tour de magie de la CAQ ✨
La grande illusion
La CAQ veut nous faire croire qu’elle « modernise » le syndicalisme. En réalité, elle tente surtout de faire disparaître notre voix collective.
Derrière les beaux discours sur la « liberté de choix » et la « transparence », le gouvernement Legault prépare un tour de passe-passe dangereux : affaiblir les syndicats, limiter le droit de grève et réduire la capacité des travailleuses et travailleurs à se défendre.
Pendant qu’on détourne notre attention avec des mots bien choisis, la crise du logement s’aggrave, les services publics s’effondrent, le coût de la vie explose, et les grandes entreprises continuent de profiter.
Ne vous laissez pas hypnotiser.
Derrière la fumée et les miroirs, il y a une attaque directe contre vos droits, votre solidarité et votre pouvoir collectif.
Manifestation intersyndicale du 29 novembre
Démystifions les propos du ministre
« On ne fait pas ça contre les syndicats, on fait ça pour les syndiqués. »
Donc, prendre des millions dans les poches des travailleuses et travailleurs pour payer des firmes privées qui vont vérifier ce qui est déjà public, ce serait « pour nous aider » ?
La CAQ pense vraiment qu’on va y croire : prendre l’argent du 99 % et le redonner au 1 %, ce serait pour « notre bien » ?
Il faut que « les syndiqués aient accès à la manière dont on utilise leurs cotisations. »
C’est déjà le cas. C’est écrit noir sur blanc dans le Code du travail.
« Une association accréditée doit divulguer chaque année à ses membres ses états financiers. Elle doit aussi remettre gratuitement au membre qui en fait la demande une copie de ces états financiers. » (Article 47.1, Code du travail)
Si le ministre Boulet veut qu’on lui explique comment ça marche, on peut lui faire un petit résumé. Mais de là à réinventer la roue… faut pas pousser.
« Nous sommes élus pour représenter la population, notamment les 1,8 million de syndiqués, et c’est ce qui nous interpelle. »
Quand à peine 41 % des électeurs ont appuyé la CAQ, peut-on réellement prétendre représenter l’ensemble des Québécois et Québécoises ?
Le vrai mandat moral, il n’est pas à l’Assemblée nationale. Il est dans les milieux de travail.
« Le rôle des syndicats n’est certainement pas de faire de la politique. »
Dire que les syndicats ne devraient pas faire de politique, c’est faire semblant que les décisions politiques n’affectent pas le monde du travail.
Défendre des salaires décents et des conditions justes, c’est forcément politique.
Et si les syndicats se taisent, il ne restera plus que les patrons pour être entendu.
« La réforme n’est pas une volonté de museler les syndicats. »
Quand on empêche ceux qui dérangent de parler, ça ne s’appelle pas du dialogue, ça s’appelle du contrôle.
Peu importe comment la CAQ veut nommer les choses, quand un gouvernement veut décider qui a le droit de le critiquer, on ne parle plus de démocratie.
« Ce changement est fait dans l’intérêt public. »
L’intérêt public, c’est quand on aide le monde à mieux vivre, pas quand on détourne des ressources vers des firmes privées pour régler un faux problème.
Si on veut vraiment s’occuper de “l’intérêt public”, il y a des dossiers urgents qui attendent : le logement, les salaires, les services publics…
On peut commencer par là.
Il veut trouver moyen de régler le problème de l’utilisation des cotisations syndicales « à des fins qui ne reflètent pas toujours la volonté des salariés représentés ».
Depuis quand la CAQ s’intéresse à la volonté des travailleurs ? Elle gouverne par décret, impose sans consulter.
« Le dialogue demeure ouvert. »
Ouvert ? Avec qui ?
Un dialogue, c’est quand on écoute. Pas quand on répète en boucle la même cassette pendant que tout le monde te dit que tu fonces dans un mur.
Même son propre ministère lui dit d’arrêter !