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Achats publics et guerre commerciale : le Québec déconnecté de sa dernière usine de camions

Communiqué

26 Août. 2026

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Achats publics et guerre commerciale : le Québec déconnecté de sa dernière usine de camions

Unifor Québec exige une directive claire de la Première ministre Fréchette à toutes les sociétés d’État, et met les partis au défi de s’engager

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Alors que les tarifs américains frappent de plein fouet la dernière usine d’assemblage de camions lourds au Canada, la Société des alcools du Québec (SAQ) vient de lancer deux appels d’offres pour l’acquisition de camions dont le seul critère d’adjudication est le plus bas prix. Aucune valeur n’est accordée aux retombées économiques québécoises, à la résilience de nos chaînes d’approvisionnement, ni aux emplois manufacturiers d’ici. Un camion assemblé à Sainte-Thérèse par des travailleuses et des travailleurs québécois y est évalué exactement comme un véhicule importé.

Pour Unifor Québec, c’est le symbole d’une profonde incohérence. D’un côté, Québec répète vouloir défendre son économie et ses emplois industriels face à l’offensive tarifaire de Donald Trump, alors même qu’une nouvelle salve de droits de douane de 50 % vient de s’abattre sur des produits québécois. De l’autre, ses propres sociétés d’État magasinent leurs camions au plus bas prix, peu importe d’où ils viennent.

Pendant ce temps, l’usine PACCAR de Sainte-Thérèse, qui assemble les camions Kenworth et Peterbilt et faisait vivre quelque 1 400 familles, encaisse mise à pied après mise à pied depuis que Washington a imposé, en vertu de l’article 232, des tarifs de 25 % sur les camions lourds. À ce jour, plus de 600 emplois ont été perdus.

« On ne peut pas prétendre se battre pour nos emplois le lundi et acheter à l’étranger le mardi, avec l’argent des Québécoises et des Québécois, dénonce Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor. La guerre commerciale, on ne la contrôle pas. Nos achats publics, oui. C’est le levier le plus direct que le Québec a en main pour protéger son usine, et il refuse de s’en servir. »

 

Une directive claire, maintenant

Unifor Québec demande à la Première ministre Christine Fréchette d’émettre sans délai une directive claire à l’ensemble des sociétés d’État leur enjoignant d’adopter et de renforcer une véritable politique d’approvisionnement au Québec.

La SAQ dispose déjà d’une telle politique. Le problème, c’est qu’elle est sans mordant. Dans le respect des accords commerciaux qui lient le Québec, il est possible de faire beaucoup mieux.

Un test pour tous les partis

À quelques semaines du scrutin du 5 octobre, Unifor Québec met les chefs de tous les partis au défi. Ces formations politiques doivent dire clairement, noir sur blanc dans leur plateforme, comment elles comptent aligner les achats des sociétés d’État sur les intérêts économiques du Québec.

« Prévenir une fermeture avec ce qu’on contrôle, c’est ça, le vrai test de cohérence économique de cette campagne, ajoute Daniel Cloutier. Les travailleuses et les travailleurs de Sainte-Thérèse ne veulent pas de la sympathie. Ils veulent des commandes. »

À propos d’Unifor

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant plus de 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour tous les travailleurs et travailleuses et leurs droits. Il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.

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Pour toute demande de renseignements des médias ou organiser une entrevue, communiquez avec Véronique Figliuzzi, représentante nationale aux communications d’Unifor, à l’adresse veronique.figliuzzi@unifor.org