Un regroupement inédit propose une nouvelle vision pour l’avenir de la forêt québécoise
Communiqué
29 Juin. 2026
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Un regroupement inédit réunissant des Premières Nations ainsi que des organisations syndicales, environnementales, touristiques et fauniques tente de définir les bases d’un projet rassembleur pour l’avenir de la forêt québécoise. Présentée dans une lettre ouverte publiée dans La Presse, cette démarche mise sur la concertation afin de bâtir un secteur forestier plus résilient, créateur d’emplois de qualité, respectueux des droits des Premières Nations et soucieux de la protection de l’environnement. Le directeur québécois d’Unifor, Daniel Cloutier, figure parmi les signataires et a également porté ce message dans le cadre d’un reportage de Radio-Canada.
Cette initiative est directement liée au travail de concertation amorcé par Unifor en 2024 avec la création d’une table intersyndicale et l’organisation d’un Sommet sur l’avenir de la forêt à Chicoutimi en mai 2025. Cet évènement qui a réuni plus de 200 participants issus des syndicats forestiers, des Premières Nations et des organisations de la société civile dans un espace de dialogue inclusif avait été créé en réponse au manque de transparence entourant la réforme du régime forestier de la CAQ. Après l’abandon de cette réforme impopulaire, Unifor a poursuivi les échanges, notamment avec l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) et Nature Québec afin de tracer la voie d’une nouvelle réforme plus adaptée.
Rares sont les occasions où des Premières Nations, des organisations syndicales, des organisations environnementales, des entrepreneurs forestiers et des organismes représentant les secteurs faunique, touristique et de plein air parlent d’une même voix sur les enjeux forestiers. En dévoilant publiquement cette collaboration, les groupes souhaitent démontrer qu’il est possible d’avancer ensemble, et ce, malgré une grande diversité de points de vue et des intérêts parfois divergents.
“Il nous reste du chemin à faire pour augmenter la présence des principales entreprises du secteur dont certaines ont jusqu’à maintenant été réticentes à s’engager dans ce type de démarche, préférant profiter de leurs entrées privilégiées au gouvernement. Cela dit, on sent une ouverture grandissante de leur part et notre approche en est une de main tendue en autant qu’on respecte certains principes de base”, affirme Daniel Cloutier, le directeur québécois d’Unifor. Ensemble, les signataires de la lettre proposent 5 grandes recommandations, ainsi que la création d’un comité permanent regroupant tous les partenaires du milieu forestier.
- Opérer une véritable réconciliation avec les Première Nations par la mise en place d’une instance de concertation Québec – Premières Nations, ayant pour mandat la co-construction d’un régime forestier en vue notamment d’assurer le maintien de la qualité des territoires ancestraux.
- Adopter une stratégie industrielle visant le renforcement de la filière bois tout en assurant une transition juste à l’égard des travailleuses et des travailleurs.
- Lancer un chantier structuré de révision de la gouvernance forestière en vue de favoriser le déploiement d’un aménagement forestier réellement intégré, efficace et régionalisé à l’intérieur d’un cadre convenu avec les Premières Nations.
- Mettre en œuvre les engagements gouvernementaux en matière de protection de la biodiversité notamment en ce qui concerne le réseau d’aires protégées représentatives, le caribou forestier et montagnard ainsi que l’adaptation face aux changements climatiques.
- Élaborer des plans d’aménagement multiressources pour tous les territoires ayant une vocation légale reconnue tels que les parcs régionaux, les zecs et les pourvoiries.
Parmi ces recommandations phares, Unifor entend porter une attention soutenue au déploiement d’une politique industrielle ambitieuse pour le secteur forestier, axée sur une plus grande utilisation des produits du bois, ainsi qu’une transformation plus diversifiée de cette ressource renouvelable. Nous appuierons aussi la mise en place d’un cadre de gouvernance régionalisé plus apte à apaiser les conflits d’usage en forêt tout en répondant adéquatement à la réalité opérationnelle et à la rentabilité des activités de nos employeurs.
Pour Daniel Cloutier, “Cette vision rejoint celle portée par Unifor depuis plusieurs années : une industrie forestière plus innovante, qui mise sur la transformation à valeur ajoutée, soutient les emplois de qualité et contribue au développement durable des communautés forestières. Nous avons encore beaucoup de travail à faire, mais cette initiative marque le coup d’envoi du renouvellement d’un régime par et pour nous”.
Pour en savoir plus
- Lettre ouverte : L’heure de la réconciliation en forêt a sonné
- Radio-Canada – Un groupe veut réécrire le régime forestier québécois
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2264549/foret-emploi-environnement-premieres-nations-politique
- Radio-Canada – Version En bref
https://ici.radio-canada.ca/en-bref/1-10700200/ce-groupe-veut-reecrire-regime-forestier
- OHdio – C’est jamais pareil (reportage diffusé vers 7 min 52 s)
À propos d’Unifor
Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Québec et au Canada, représentant plus de 320 000 membres dans tous les secteurs de l’économie. Unifor se bat pour les droits de toutes les travailleuses et tous les travailleurs. Il lutte également pour l’égalité et la justice sociale au pays et à l’étranger et aspire à apporter des changements progressifs pour un avenir meilleur. Au Québec, Unifor représente près de 55 000 membres et est affilié à la plus grande centrale syndicale du Québec, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).
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